Rétrospectives et Cartes Blanches

Rétrospective John Cameron Mitchell

John Cameron Mitchell fait à Bordeaux l’honneur de sa venue à l’occasion d’une rétrospective inédite*. Le comité de sélection ne cache pas sa joie de le recevoir, encore essoufflé par le libidineux Shortbus et énergisé par le punk How to Talk to Girls at Parties. La carte blanche mitonnée par le cinéaste offre une clé de lecture neuve sur son travail, étirant les deux spectres d’un engagement tenu au plus près de l’intime et de la politique. Hedwig and the Angry Inch, son premier film, est le symptôme de son éclectisme : John Cameron Mitchell y est acteur, chanteur et metteur en scène génial, au départ d’une comédie musicale qu’il avait créé pour Broadway. Sa présence bordelaise sera émaillée de flamboyantes interventions, dont une soirée spéciale au Village le vendredi 13 et une masterclass exceptionnelle le lendemain. (Pierre Guidez)

*en partenariat avec la Cinémathèque française

Hedwig and the Angry Inch

de John Cameron Mitchell

SHORTBUS

de John Cameron Mitchell

Rabbit Hole

de John Cameron Mitchell

How to Talk to Girls at Parties

de John Cameron Mitchell

Carte blanche John Cameron Mitchell

Un instant d'innocence

de Mohsen Makhmalbaf

Taxi zum Klo

de Frank Ripploh

Carte blanche à Anaïs Demoustier

Les amours d'Anaïs sont un jardin secret où le cinéma ne saurait se cacher. Elle l'aime si fort qu'elle a sauté de joie quand nous lui avons proposé une carte blanche. Elle décide de nous faire découvrir ses premiers chocs de spectatrice, ses films intimes et l'un de ses derniers rôles, pour le moins étonnant. Anaïs Demoustier l'actrice mais surtout la cinéphile fera également partie du jury de la compétition internationale.

Allons enfants

de Stéphane Demoustier

Incroyable mais vrai

de Quentin Dupieux

La fille du bunker

de Eduardo Carretié

Mon trésor

de Keren Yedaya

Carte blanche à Elvire Duvelle-Charles

« Tonnerre » est le nouveau rendez-vous cinéphile et féministe du Majestic Bastille (Paris) : chaque mois, un film écrit et/ou réalisé par une femme est suivi d'une discussion pour apporter un éclairage féministe. Pour cette édition spéciale FIFIB, je vous propose de vous immerger au cœur des algorithmes et du capitalisme. Auront-ils la peau des femmes ? C’est la question que posent les trois réalisatrices et femmes-orchestres de ce programme à travers leurs documentaires.

 

Elvire Duvelle-Charles, journaliste, réalisatrice et activiste féministe

Ascension

de Jessica Kingdon

Femmes sous algorithmes

de Gabrielle Stemmer

Carte blanche à Clotilde Hesme

Diane a les épaules

de Fabien Gorgeart

Carte blanche à Grégoire Colin

Beau travail

de Claire Denis

Carte blanche au FRAC

​​Programme de films et vidéos – Durée : 57 MIN


Jeudi 13 octobre, 17h30 – Cinéma Utopia

 

Les œuvres vidéo présentées, issues de la collection du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA, proposent des récits évoquant l’idée d’un futur incertain, empreint de dystopie. Inspiré·e·s aussi bien par le cinéma, les jeux vidéo ou les réseaux sociaux, le rap, le slam ou la littérature de science-fiction, les artistes explorent des manières de raconter le monde qui les entoure et les expériences qu’ils et elles traversent. Le corps occupe ainsi une place centrale et est souvent mis en scène – déguisé, maquillé, préparé pour une performance –, retissant des liens avec l’environnement humain/non-humain.

 

→ The Galactic Pot Healer, Shana Moulton, 2010, vidéo couleur, 8 min

Cynthia – alter ego de Shana Moulton – est une jeune femme seule, sans histoire et le plus souvent muette, confrontée à des situations insolites. En proie à l’échec et à la répétition, elle tente d’avancer dans un monde d’objets et de signes à la croisée du pop et de l’ésotérisme…

→ Last 5 years, Molly Soda, 2018, vidéo, 2 min

Molly Soda nous fait entrer dans son ordinateur grâce à un partage d’écran. On y découvre 6 fenêtres vidéo à travers lesquelles on la voit installée dans sa chambre face à son écran. Presque simultanément, les 6 Molly Soda aux looks variés se mettent à chanter la même chanson. Mais pourquoi sont-elles toutes différentes ? Dans quelle temporalité sommes-nous embarqué·e·s ? 

→ Mélas de Saturne, Josèfa Ntjam, 2020, vidéo couleur, 11 min 

Dans Mélas de Saturne, un avatar cherche à se réapproprier l’histoire de la diaspora noire, et spécule sur un métissage de l’organique et du technologique. Cette œuvre évoque Mami Wata, divinité aquatique du culte vaudou en Afrique de l'Ouest, et mêle vestiges archéologiques de cités englouties, plantes équatoriales, coraux, serpents et mollusques. Les corps croisés, hybrides et inclassables qui peuplent le film ne sont plus objets de science, mais incarnent un autre rapport au monde, affranchis des principes rationnels occidentaux.

→ Mercato, Sara Sadik, 2018, vidéo, 3 min

Dans le cadre du projet QLF, « Que La Famille », seul·e·s 10 élu·e·s parmi les volontaires auront la possibilité d’embarquer pour un nouveau monde doté des dernières avancées technologiques. Ils et elles auront la responsabilité de créer une nouvelle société. Le projet QLF démarre maintenant...

→ 1986, Pierre Paulin, 2020, film 16mm noir et blanc, 4 min

1986 capte le corps en mouvement, et sans visage, d’un ou d’une contorsionniste, dont l’identité disparaît sous un vêtement en cuir noir, zébré de fermetures éclair. La caméra enregistre le grain, les plis et les jeux de lumière à la surface de cette « seconde peau ». Une bande-son, rythmée par des mots inaudibles, crée une ambiance enveloppante à la fois oppressante et apaisante.

→ Exode, Jardin, Selim Bentounes, Anonyme, 2021, vidéo couleur, 27 min

Au rythme de la musique, deux jeunes femmes (interprétées par Helena de Laurens et Yohanna-My Nguyen), dans les affres d’un amour malade, tentent de se retrouver lors d’un événement cataclysmique. Exode aborde la possibilité d’un exode intime, le contrôle globalisé contemporain sur fond de burn out urbain et de vagues migratoires. Jardin, entre créature fantomatique, corps mourant et chant végétal, réinterprète ici quatre chansons de son EP.

 

La séance sera suivie d’une rencontre avec les artistes Lény Bernay – aka Jardin – et Selim Bentounes, avec le soutien du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA et par le réseau Astre dans le cadre de Coopération, création et territoires.

Carte Blanche FRAC

Carte Blanche FRAC