Le jury et les invité.e.s

Compétition officielle

Anne Parillaud

Anne Parillaud voulait, plus jeune, devenir avocate. Mais elle a préféré défendre des personnages à l’écran, sans les juger. Elle avoue en interview “ être trop cérébrale ” mais, bonheur et pudeur, elle ne le laisse jamais paraître. Anne Parillaud est plutôt dans l’instinct, le naturel. Aucun de ses films ne semble pouvoir la dompter, à l’image bien sûr de son rôle-phare dans Nikita (1990) de Luc Besson : en tueuse créée par des services secrets pygmalions, elle ne peut que leur échapper. Ce rôle de femme-enfant abrasive lui vaut le César de la Meilleure Actrice en 1991. Il lui permet de déployer une dimension physique et tragique inoubliable - la scène de fuite désespérée dans la cuisine du restaurant Le Train Bleu. Après un détour via Hollywood, dont l’acmé fut son beau rôle de vampire dans Innocent Blood (1992) de John Landis, elle trace son chemin entre le cinéma populaire (Une pour toutes (1999) de Claude Lelouch, Gangsters (2001) d’Olivier Marchal) et le cinéma d’auteur (Terre Promise (2005) d’Amos Gitaï, Une Vieille Maîtresse (2007) de Catherone Breillat), avec une même intensité rétive. Elle dit ne pas avoir l’impression de faire un métier, car c’est seulement sur un tournage qu’elle “ vibre, résonne, vit ”. Comme si, nous spectateurs la regardions à chaque fois renaître au fil des films. Nous avons bien de la chance.

Julie Depardieu

Née en 1973, Julie Depardieu suit des études de philosophie tout en multipliant les stages dans le milieu du cinéma. Ne se prédestinant pas à une carrière d’actrice, elle finit par donner la réplique à son père Gérard Depardieu dans Le Colonel Chabert. Elle multiplie ensuite les rôles pour Cedric Klapisch, Laetitia Masson, Olivier Assayas ou André Téchiné. Elle remporte le César du Meilleur Espoir Féminin et du Meilleur Second Rôle Féminin pour La Petite Lili (2003) de Claude Miller, puis un autre César du Meilleur Second Rôle Féminin pour Un Secret (2007), toujours de Claude Miller.

Santiago Amigorena

Après une enfance en Argentine et en Uruguay, Santiago Amigorena se fixe en France en 1973. En tant que scénariste, il a travaillé sur une trentaine de films, notamment avec Cédric Klapisch (Le péril jeune, Peut-être, Ni pour ni contre bien au contraire). Il est l’auteur de six romans publiés par P.O.L. Son premier film Quelques jours en septembre, a été présenté en Sélection Officielle aux festivals de Venise et de Toronto. Son deuxième film, Another Silence, a été présenté au festival de Venise en 2011 dans la sélection Venice Days. Actuellement, il finit son troisième long métrage, Les enfants rouges et son septième livre, Des jours que je n’ai pas oubliés, paraîtra en janvier 2014.

Vimukhti Jayasundara

Vimukthi Jayasundara est né en 1977  à Ratnapura (Sri Lanka). Il a étudié au Film and Television Institute of India et au Fresnoy où il a rencontré des cinéastes comme Tsai Ming Liang, Jean Marie Straub, Eugène Green et Jean-Luc Godard. Il remporte la Caméra d’Or en 2005 avec La Terre abandonnée. Son second long métrage, Entre deux mondes, a été sélectionné à la Mostra de Venise en 2009. En 2011, Jayasundara part en Inde pour tourner Chatrak, son dernier long métrage en date et sa première œuvre à ne pas évoquer la guerre civile qui ravage son pays. Le film sera présenté à la Quinzaine des Réalisateurs la même année.

Jonathan Caouette

Né en 1973, Jonathan Caouette joue et réalise des films depuis l’âge de huit ans. En 2004, il a été l’acteur principal, le réalisateur et le monteur de son premier long métrage autobiographique Tarnation, présenté au festival de Sundance et à La Quinzaine des Réalisateurs. En 2010, son court métrage All Flowers in Time, avec Chloë Sevigny, est sélectionné dans de nombreux festivals dans le monde et remporte le Prix du Meilleur Court Métrage lors de l’Etrange Festival à Paris. En 2011, son documentaire Walk Away Renee est sélectionné à La Semaine de la Critique au Festival de Cannes.

Jury Syndicat Français de la Critique de Cinéma

Le Syndicat Français de la Critique de Cinéma regroupe critiques, écrivains et journalistes. C’est un syndicat professionnel qui a pour mission de resserrer les liens de confraternité entre ses membres, de défendre les intérêts moraux et matériels, d’assurer la liberté de la critique et de l’information ainsi que la défense de la création cinématographique à travers différents événements tout au long de l’année. Des membres du Syndicat sont présents dans de nombreux festivals français et étrangers. Depuis quelques années déjà, les membres SFCC de ces jurys de festivals français délibèrent en public afin que tous les festivaliers puissent y assister. Une façon ludique de mettre en lumière ce qu’est le métier de critique. Assistez à cette délibération le lundi 12 octobre à 18h, dans la salle capitulaire du Village Mably.

Jean-Jacques Bernard

Après des études de Droit et de Sciences Politiques, Jean-Jacques Bernard intègre Antenne 2 comme journaliste. Successivement éditorialiste au magazine Première, puis présentateur à France Inter, il rallie le groupe Canal Plus en 1986. Il est aujourd’hui rédacteur en chef du magazine Viva Cinéma sur Ciné+Classic. En tant que réalisateur, il a signé plus de 30 documentaires de 52’ sur le cinéma. Il est aussi l’auteur d’ouvrages tels que Histoire du cinéma populaire français (Éd. du Nouveau Monde) ou Petit Eloge du cinéma d’aujourd’hui (Éd. Folio Gallimard).

Mélanie Carpentier

Diplômée en ingénierie culturelle, Mélanie Carpentier participe au montage de projets pour la Fnac et le Centre National du livre tout en enseignant le français aux collégiens et lycéens. En 2004, on lui confie la mission de développer un magazine culturel pluridisciplinaire sur le web : Evene.fr. Elle y occupe le poste de directrice éditoriale pendant 6 ans. Parmi ses collaborations, on note le magazine Polka, La Grande Table (France Culture), les pages théâtre de 20 Minutes, l’émission Metropolis (Arte), La Grande Librairie (France 5) et le site des étirements cinéphiles Grand Écart qu’elle a cofondé.

Michael Ghenamm

À l’issue d’études d’anglais, Michael Ghennam intègre l’équipe de rédaction de la revue Les Fiches du Cinéma, doyenne de la presse cinéma française, tout d’abord en tant que pigiste puis bientôt en tant que secrétaire de rédaction pour Les Fiches et L’Annuel du Cinéma. En 2012, il devient rédacteur en chef adjoint de la revue. Parallèlement, il participe au projet vidéo des 50  ans de La Semaine de la Critique du festival de Cannes. Il collabore également à la revue L’Avant-Scène Cinéma et au premier site culturel féminin Tess Magazine.