Sélection officielle

Ouverture/clôture

Love Is Strange

de Ira Sachs

Eden

de Mia Hansen-Løve

Compétition longs métrages

Titli

de Kanu Behl

Mercuriales

de Virgil Vernier

Bébé tigre

de Cyprien Val

Iranien

de Mehran Tamadon

MANOS SUCIAS

de Josef Wladyka

Listen Up Philip

de Alex Ross Perry

Compétition courts métrages français

Tant qu'il nous reste des fusils à pompe

de Caroline Poggi | Jonathan Vinel

Shadow

de Lorenzo Recio

La fugue

de Jean-Bernard Marlin

Nectar

de Lucile Hadzihalilovic

Habana

de Edouard Salier

Juke-Box

de Ilan Klipper

Smart Monkey

de Nicolas Pawlowski | Winshluss

Hors compétition

Rétrospective Peter Suschiztsky

"Sur un film, il est inutile de me demander d'adopter le style de tel directeur de la photographie", déclarait Peter Suschitzky à Filmmaker Magazine. Et un coup d'œil à sa longue filmographie, entamée dès 1964, le confirme : de la froideur dramatique de L'Empire Contre-Attaque (1980) à l'irréel intérieur de la limousine fait monde de Cosmopolis (2012) ou le cabaret kitsch-morbide du Rocky Horror Picture Show (1974), il faut un œil unique, sachant renouveler sa palette au service du cinéaste et, selon lui, du premier repère auquel s'accrocher avant de tourner la moindre scène : le scénario, le scénario et encore le scénario.

 

Chez les Suschitzky, être bon pied bien œil, c'est héréditaire. Son père Wolfgang, 102 ans, fut aussi un directeur de la photographie réputé. Peter s'est vite fait un prénom et a enchaîné des films de style et d'échelle très différents pour Ken Russell, John Boorman ou M. Night Shyamalan. Sans parler bien sûr de sa collaboration privilégiée avec David Cronenberg depuis Faux-Semblants (1988). 

 

Le FIFIB lui a demandé de choisir quatre de ses films et d'évoquer son métier lors d'une masterclass. Un directeur de la photographie, c'est un peu Dieu sur un tournage. Il est même au-dessus du réalisateur, car c'est grâce à lui que la lumière fut et est. Le fifib voulait faire connaître ce beau métier via un artiste capable de dessiner, modeler une réalité sur pellicule (et maintenant en numérique), dans les lieux les plus étrangers qui soient : la salle d'opérations sacralisée de Faux Semblants, le cartoon grinçant de Mars Attacks! (1996) ou le jeu vidéo mental d'eXistenz (1999)... car Peter Suschitzky a ce talent unique d'éclairer les profondeurs de notre imagination.

Faux-semblants

de David Cronenberg

M. Butterfly

de David Cronenberg

Mars Attacks!

de Tim Burton

Maps To The Stars

de David Cronenberg

Focus Los Angeles Film Festival

Cette année, le fifib célèbre les 50 ans du jumelage entre les villes de Bordeaux et de Los Angeles sur le mode du partage. En juin dernier, nous avions dépêché le groupe local bordelais The Magnetix au Festival du Film de Los Angeles pour un ciné-concert sur le Sherlock Jr. de Buster Keaton. La Californie nous renvoie la balle sous la forme d'un programme spécial de trois films, sélectionnés selon un critère — montrer des aspects et sentiers méconnus d'une ville que nous croyons trop bien connaître, au cinéma comme à la télévision. Ils seront présentés par leurs jeunes réalisateurs en personne.

 

Mamitas de Nicholas Ozeki, Lake Los Angeles de Mike Ott et Comet de Sam Esmail quadrillent ainsi L.A. et même au-delà : d'Echo Park à Hollywood, de la Vallée d'Antelope... à la France (oui, oui). Ozeki et Ott s'attardent ainsi sur la "minorité" latino-américaine (en fait un peu plus de 40% en Californie), la montrant s'accrocher à l'"American Dream". 

 

Quoi de commun avec la classe moyenne aisée chez Esmail ? C'est qu'ils saisissent quelque chose de vital en ville, d'instantanément identifiable dès que vous débarquez à Los Angeles : le mouvement. Dans Mamitas de Nicholas Ozeki, les personnages, issus de milieux sociaux différents, font bouger les lignes de classe. La petite fille de Lake Los Angeles entame une odyssée à la fois épique et à hauteur d'enfant. La romance faussement classique de Comet bondit d'époque en époque, comme les fragments d'une grenade. Circulez, tout est à voir : bienvenue à L.A.

Comet

de Sam Esmail

Mamitas

de Nicholas Ozeki

Hommage John Cassavetes

Il fut le mentor de Martin Scorsese, il reste un modèle pour l'insoumis Abel Ferrara qui lui rend hommage avec Go-Go Tales. Il a été une source d'inspiration pour Jean-François Stévenin qui lui déclare sa flamme dans « L'envie d'avoir envie », beau texte publié dans Les Cahiers du Cinéma en 1989. Disparu la même année, John Cassavetes trouve son chemin dans une programmation qui a, plus que les années précédentes, le goût de l'Amérique.

 

Hollywoodien quand il faisait l'acteur, anti-hollywoodien quand il s'agissait de tourner ses propres films, Cassavetes envisageait le cinéma comme une affaire de famille. Son œuvre est inséparable de la bande de copains qu'il crée avec Ben Gazzara, Peter Falk, Seymour Cassel. C'est après sa rencontre avec une actrice, l'immense Gena Rowlands, qu'il devient le père de trois enfants – tous ont repris le flambeau – et réalise ses œuvres majeures. Deux d'entre elles, Une femme sous influence et Opening Night, figurent dans cet hommage, avec Shadows, premier essai jazzy qui annonce la Nouvelle Vague française et les cinémas de la modernité des années 60.

 

Le legs de Cassavetes est immense. Soucieux de se raccorder à ce qui se fait d'aujourd'hui, le fifib invite la bande de Party Girl à rejoindre les films de bande de Cassavetes. Le premier long métrage autobiographique de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis a de belles choses à nous dire sur l'intime, les histoires de famille, dont on ne sait plus – et tant mieux - si elles sont documentaire ou fiction.

Opening Night

de John Cassavetes

Shadows

de John Cassavetes

Une femme sous influence

de John Cassavetes

Party Girl

de Marie Amachoukeli | Claire Burger | Samuel Theis

Jacques Versus Doillon

Fight Club

 

Mes Séances de Lutte, le titre du dernier film en date de Jacques Doillon, pourrait résumer une oeuvre de près de 40 ans. Son « fight club » personnel commence doucement avec son premier long métrage, le bien nommé L’an 01 (1973), comédie potache co-réalisée avec Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch, et qui se moque de la société de consommation. Puis Les Doigts dans la tête (1974) fixe un peu sa future réputation de cinéaste de la jeunesse, en prise avec soi-même et la société. Il capte l’énergie brute d’enfants ou d’ados (Judith Godrèche a 15 ans dans La Fille de 15 ans, Gérald Thomassin dans Le Petit Voleur ou l’inoubliable Victoire Thivisol, 4 ans dans Ponette) au moyen de longs plans, la faisant bouillonner en espace clos ou la libérant en décor naturel. 

 

Le « fight » n’a pas d’âge lorsque Jacques Doillon s’attaque aux drames de couple, aux sentiments tranchants. Tous films confondus, son arme de prédilection est le dialogue. Les mots n’expliquent pas totalement les personnages, ils ont leur vie propre. Il y a toujours une échappée dans les films de Jacques Doillon, mais elle imprime durablement sa marque, ses coupures sur le spectateur.

 

Le fifib voulait modestement rendre hommage à Jacques Doillon et son talent de flibustier du cinéma, s’obstinant à tourner même dans les conditions les plus spartiates. Il a choisi de montrer ses deux derniers films, Un Enfant de Toi et Mes Séances de Lutte, mais aussi deux de ses films favoris : Les Amants Crucifiés de Kenji Mizoguchi (« si je devais vraiment choisir un film au-dessus de tous les autres, mais il faudrait me torturer, ce serait celui-ci », déclarait-il à Télérama en 2010) et La Soif du Mal d’Orson Welles (« pas certain qu’on ait fait mieux pour faire danser la caméra et les acteurs », nous confiait-il). Avec ces deux cinéastes comme compagnons de combat, la bataille sera très belle.

Les amants crucifiés

de Kenji Mizoguchi

Un enfant de toi

de Jacques Doillon

La soif du mal

de Orson Welles

Mes séances de lutte

de Jacques Doillon

Carte Blanche Marie Losier

Ce programme est un joyeux mélange de certains des plus beaux et des plus fantaisistes courts métrages par les artistes et les réalisateurs les plus typiques, de tous âges et de toutes les époques, de New York à Los Angeles.

Tous les films ont baigné dans le celluloïd, pour votre plus grand plaisir !

Breakaway

de Bruce Conner

Song For Rent

de Jack Smith

Sex Without Glasses

de Ross Mac Laren

The White Rose

de Bruce Conner

Sausage City

de Adam Beckett

Myth Labs

de Martha Colburn

Turtle Dreams

de Robert Withers | Meredith Monk

Asparagus

de Suzann Pitt

Born of the Wind

de Mike Kuchar

Carte blanche FRAC Aquitaine

Body Double

de Brian De Palma

Carte blanche Semaine surréaliste

Entr'acte

de René Claire

Carte blanche ARTE

ARTE Actions Culturelles est partenaire du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux et prolonge hors écran, l’accompagnement des images auprès de tous les publics.

Pour ce deuxième rendez-vous au fifib, ARTE présente une séance spéciale cinéma d’animation avec  la projection de cinq courts métrages sur le thème du voyage, à travers les pays et les époques.

Parallèlement à l’antenne et au web et pour partager la culture avec le plus grand nombre, les Actions Culturelles d’ARTE mènent à l’année une politique de partenariat et d’accompagnement des œuvres avec la création de temps forts et de rencontres autour des programmes.

Peau de chien

de Nicolas Jacquet

Miniyamba

de Luc Perez

Hollow Land - Terre d'écueil

de Michelle Kranot | Uri Kranot

Séance spéciale Des jeunes gens mödernes

Des jeunes gens mödernes

de Jean-François Sanz

Séance spéciale Gaby Baby Doll

Gaby Baby Doll

de Sophie Letourneur

Nuit blanche Pégase

ÉPOPÉES SAUVAGES ET RÊVERIES STELLAIRES

 

Le Village fifib vibre au son des meilleures nouveautés musicales et vous propose un week-end de concerts et de projections. Une programmation qui vous fera transpirer de bonheur !

 

Vendredi soir, Pegase le bien nommé - dont vous avez pu entendre les rythmes enivrants dans la bande annonce du fifib - est l’invité d’honneur du Village fifib. Le fifib offre une carte blanche à l’artiste qui a choisi de programmer son film d’animation fétiche et de vous faire découvrir Lenparrot, projet envoûtant et encore confidentiel, mené par un musicien échappé du groupe Rhum for Pauline.

Pegase, l’ami des muses, se mettra ensuite aux platines pour une épopée musicale fantastique.

À minuit, un live atmosphérique de pop éthérée par le doux Flavien Berger résonnera dans la nuit bordelaise.

La planète sauvage

de René Laloux

Programme d'éducation cinématographique - Premières fois

C'est une des tâches du fifib que de favoriser l’accès aux pratiques cinématographiques, qu'elles consistent à voir des premiers films en salles et à rencontrer leur réalisateur/réalisatrice, à s'initier à l'analyse filmique ou à réaliser une oeuvre de fiction ou documentaire dans le cadre des ateliers proposés par le festival.

 

Pour cette troisième édition, le Programme d’Education Cinématographique continue de penser très fort aux publics jeunes (scolaires et hors temps scolaire) mais devient également accessible à tous les festivaliers. Par éducation au cinéma, on peut entendre deux choses : s'éduquer à ce qu’est le cinéma et s’éduquer à d'autres formes d'art, de culture, de pensée par le biais du cinéma. Ou pour le dire avec la philosophe américaine Martha Nussbaum, celui-ci nous aide à « accéder à la culture des émotions, à l’imagination narrative, à nous mettre à la place d’autrui, à nous identifier au « faible » au lieu de le stigmatiser, à développer de la compassion et du respect en lieu et place de l’agressivité. » Les films nous rendent meilleurs, nous aident à voir le fond commun des choses, le cinéma est le lieu de l'éducation pour tous. Telle est la ligne de conduite pédagogique, philosophique et citoyenne de ce Programme d’Education Cinématographique.

 

Ce sont des premières fois, cinématographiques et sentimentales, qui sont mises à l'honneur cette année. Plus ample que le court, moins soumis aux impératifs commerciaux que le long, le moyen métrage est le format des débuts, de l’expérimentation. Il est l'incubateur d’un cinéma inventif, tout particulièrement en France. Si le moyen fait de plus en plus parler de lui, surtout grâce au Festival de Brive qui lui est dédié depuis 10 ans, sa diffusion en salles reste problématique. Aujourd’hui, le fifib a à cœur de faire découvrir quatre doubles programmes traitant du rapport amoureux et mariant, pour ainsi dire, film contemporain et film de patrimoine.

Un monde sans femmes

de Guillaume Brac

Partie de campagne

de Jean Renoir

Premier amour

de Krzysztof Kieslowski

Nos fiançailles

de Chloé Mahieu | Lila Pinell

Manue bolonaise

de Sophie Letourneur

Une vie de chien

de Charlie Chaplin

La jetée

de Chris Marker

The Unliving

de Hugo Lilja

FIFIB Création